« Evidence-based »: L'exercice physique aide contre les douleurs persistantes.

Gestion Santé K5S

La douleur a des impacts fonctionnels très limitatifs chez les gens qui en souffrent. Le sommeil, l’isolement sociale, l’anxiété, pour ne nommer que ceux-ci, sont souvent très présents.

La douleur est l’un des éléments déclencheurs principaux d’une consultation médicale alors il nous semble bon d’en parler et d’en reparler. Rappelons-nous que nous traitons une personne dans sa globalité et que celle-ci vient avec ses histoires, ses croyances et ses craintes. Nous devons porter une attention particulière aux discours de nos patients. L’éducation à la santé et l’éducation thérapeutique doivent faire partie de vos plans d’interventions en situation de douleur persistante.

Une chose est certaine, c’est que nous pouvons utiliser des stratégies d’adaptation qui sont différentes et propres à soi. Les croyances personnelles et les expériences vécues peuvent moduler et ajouter un défi supplémentaire :

  • “Les massages ça marche vraiment!’’
  • “Ah non moi les massages ça fait rien, j’ai toujours mal!’’
  • “Je vois un physio et rien n’avance’’
  • “Quand je bouge ça empire, alors je ne fais plus rien!!’’

On comprend que certains traitements fonctionnent pour certaines personnes et pas du tout pour d’autres. Pourquoi?

Puisque la douleur est complexe et multifactorielle. Un relâchement local peut fonctionner pour un alors que l’autre a davantage besoin d’une thérapie cognitivo-comportementale. On comprend donc l’importance du modèle biopsychosocial qui est de plus en plus utilisé pour comprendre et traiter la douleur.

C’est complexe, mais pas compliqué!

Voici donc ce que doit comprendre un bon programme d’intervention en contexte de douleur chronique:

Dans un monde idéal, le plan d’intervention devrait englober :

L’éducation du sujet afin de l’informer sur sa condition et les techniques possibles pour soulager ou éliminer ses douleurs.  Il faut donner à son patient un minimum de savoir afin de l’aider à mieux comprendre le concept de la douleur persistante. Soyons indulgents et prenons le temps d’expliquer ce qui se passe lorsque nous sommes pris avec des douleurs persistantes. Il est aussi important de demeurer ouvert et d’écouter les réussites et les échecs du client. Ceci aide à mieux nous diriger dans cette gestion de la douleur. Les croyances d’une personne sont bien plus fortes qu’on le pense et on doit le faire cheminer tranquillement vers de nouvelles perspectives qui cadrent avec la science actuelle.

Les thérapies cognitivo-comportementale sont très intéressantes afin de donner des outils et des stratégies d’adaptation et de coping. Le partage d’information, l’échange et la confiance peuvent être mis en lumière lors des TCC. La comorbidité est très fréquente chez les gens souffrants de douleur chronique et l’anxiété/dépression n’est jamais bien loin. La promotion des TCC est primordiale en contexte de douleur. l’importance d’intervenir en interdisciplinarité se fait bien ressentir ici! L’aide d’un psychologue ou d’un travailleur social devient alors très importante.

L’entraînement physique doit demeurer au cœur de l’intervention pour plusieurs raisons, notamment pour prévenir le déconditionnement physique et garder une autonomie fonctionnelle. L’effet analgésique de l’entraînement peut également aider à diminuer la perception de la douleur. Par le fait même, la désensibilisation du système nerveux central s’en suit. Bouger dans un contexte de douleur est essentiel, mais demande un encadrement et une modulation plus attentionnés. Le kinésiologue est la personne ressource pour aider ici!

Enfin, les thérapies manuelles peuvent aider diminuer le tonus musculaire d’une zone tendue en plus de sécuriser davantage le patient. Il faut cependant être prudent et ne pas avoir SEULEMENT la thérapie manuelle dans son coffre à outils. Si aucune autre modalité de traitement n’est utilisée, une dépendance au traitement peut s’installer. Ceci peut mener à une fausse perception du client par rapport à sa douleur : “je dois me faire relâcher chaque semaine, sinon j’ai toujours mal!’’.

La relaxation et la méditation sont aussi des alternatives intéressantes pouvant faire partie de votre plan d’intervention. Elles aident à tomber dans un mode parasympathique (une détente au niveau du système nerveux).

Il faut s’assurer que la prise en charge se fasse de manière optimale dans un contexte de douleur chronique. On le répète ; la médication joue une rôle important, mais il est essentiel de se munir de professionnels qui nous guideront vers des traitements non pharmacologiques qui ont une majeure incidence sur l’état et la progression du patient.

Le Kinésiologue

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment

 

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