Tricher pour mieux performer!

« Si les accessoires permettent d’augmenter le stress sur les muscles effecteurs en augmentant les charges des exercices, il demeure qu’à long terme, ils créeront un mouvement et un agencement musculaires pervertis. »

Gestion Santé K5S

Il est commun de remarquer la quantité de membres des centres d’entraînement utiliser des accessoires afin de s’entraîner. En passant des simples gants jusqu’aux poignets et ceintures, la grande majorité d’entre eux semblait avoir été faire un tour au Popeye’s du coin! Croyez-vous qu’ils sont utiles… ou plutôt essentiels?

Ne nous méprenez pas, nous avons  rien contre un accessoire utilisé adéquatement et intelligemment. Néanmoins, leur mauvaise utilisation nous déplaît. Le tournevis sert à viser, pas à couper; la ceinture a son utilité lors de certains mouvements, elle est inutile lors des chin-ups, par exemple.

Le port de certains accessoires est maintenant plus dicté d’un point de vue esthétique que pratique. Nous croyons qu’il est important de comprendre l’usage d’un outil avant de l’utiliser. Nous sommes également persuadés qu’un usage répétitif et fréquent tend à diminuer l’efficacité des exercices pratiqués avec leur aide. En effet, certains outils agissent un peu comme une béquille : ils complémentent l’action des muscles. Ils sont intéressants lors des répétitions maximales pour se donner un petit ‘’edge’’. Par contre, ils deviennent inutiles, voir même nuisibles, lors des répétitions sous-maximales.   La problématique est la suivante : ce qui bouge peu, aura tendance à s’affaiblir.

Alors, aujourd’hui, penchons-nous sur cette mentalité vis-à-vis les outils.

 

« Dans tous les cas, il est nécessaire d’être en mesure de produire un mouvement sain avant de seulement penser à s’outiller pour augmenter la charge. L’inverse revient à essayer de construire une maison en partant des nuages. »

 

Les accessoires diminuent la difficulté relative de l’exercice souvent en réduisant l’implication des liens faibles lors du mouvement. Ces liens sont ces muscles qui stabilisent, supportent et participent de manière indirecte au mouvement. La ceinture abdominale est, par exemple, un lien faible lors du Squat au même titre que le brachial et les muscles de la préhension en sont lors du Bend Over Row. Il est important de comprendre que ces muscles sont essentiels et qu’ils devraient se développer parallèlement aux muscles effecteurs. En cas de disparité entre les deux groupes, nous nous retrouvons avec mouvement non optimal, une mauvaise transmission de l’énergie et de la force, le renforcement de patrons moteurs inefficients et même un ralentissement du développement de l’individu.

Si les accessoires permettent d’augmenter le stress sur les muscles effecteurs en augmentant les charges des exercices, il demeure qu’à long terme, ils créeront un mouvement et un agencement musculaires pervertis.

Est-il bon, alors, d’utiliser de tels outils ? Notre réponse est oui, mais en fonction de la manière que vous l’utilisez. Lorsque votre objectif est de surcharger un groupe musculaire en particulier, ils peuvent te rendre service. L’idée est de ne pas toujours s’appuyer sur ces derniers pour être en mesure de faire l’exercice. Nous vous encourageons donc à diviser vos PRs (personal records) en fonction de leur utilisation, ou non : un Deadlift avec ceinture et straps ne sera jamais comparable au même mouvement raw.  De manière général, il y a plus de bénéfices à effectuer ses exercices « naturellement ».

Dans tous les cas, il est nécessaire d’être en mesure de produire un mouvement sain avant de penser à s’outiller pour augmenter la charge. L’inverse revient à essayer de construire une maison en partant des nuages. Développez-vous une base musculaire, des patrons moteurs adéquats avant de vouloir annexer des éléments facilitants votre exercice.  

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment.

Lekinésiologue

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