Mais où êtes-vous dans votre processus de guérison d’une blessure?

Suite à une blessure, l’immobilisation complète doit demeurer minimale et proportionnelle à la gravité de ladite blessure.

Gestion Santé K5S

Qui ne s’est jamais blessé?

Qu’elle soit grave ou pratiquement inoffensive, vous avez probablement déjà consulté pour des douleurs ou une blessure musculosquelettique (déchirure, étirement musculaire, élongation, etc).

Suite à de nombreux conseils de vos amis, parents, et peut-être même de certains thérapeutes, vous avez probablement appliqué la bonne vieille méthode; faire des étirements pour enrayer le problème.

Nous ne pouvons pas nier que les étirements ont leur utilité, mais la question est plutôt quand doit-on en faire lors du processus de guérison? Notons que cela impliquerait qu’il faut obligatoirement en faire pour complètement guérir…Est-ce le cas? En fait non, les étirements peuvent être bénéfiques pour augmenter l’amplitude de mouvement et il est vrai qu’une perte d’amplitude est souvent présente lors de certaines blessures. Il y a, cependant, d’autres manières d’augmenter l’amplitude de mouvement que de simplement faire des étirements statiques. Par exemple, les étirements dynamiques, le PNF, les routines de mobilité, l’entraînement en excentrique lent, etc.

Bref, quoi faire pour bien guérir?

Avant de se précipiter et de vous offrir sur un plateau d’argent les consignes d’un bon rétablissement, il est important de comprendre le processus de guérison et les phases au travers desquelles notre corps devra transiter afin de revenir à un état fonctionnel.

Il est impératif de comprendre où vous êtes rendus dans vos phases de guérison afin d’appliquer les bonnes méthodes.

On retrouve trois phases :

1.Inflammatoire

2.Fibroplasie

3.Remodelage

Inflammatoire

But : Dans cette phase, il y a mobilisation des macrophages qui sont des cellules capables de nettoyer les débris musculaires dans le but de préparer le corps à la reconstruction des tissus mous du système. On appelle cela le processus de phagocytose.

Consignes :

1.À moins d’être dotés d’une vision à la Superman, vous devez obtenir un diagnostic plus précis de votre état. N’hésitez pas à questionner un spécialiste qui saura bien vous orienter. Vous ne pouvez pas toujours savoir la gravité de votre blessure. En cas de doute, consultez un médecin ou un spécialiste qui peut se prononcer sur un diagnostic valable. Il est important de comprendre que l’immobilisation complète est proportionnelle à la gravité de votre blessure. Gardez en tête qu’elle doit être minimale et que le mouvement accélère les phases de réhabilitation. Cela ne veut pas dire de mobiliser tout de suite après la blessure, mais ne veut pas dire non plus d’attendre 1-2 mois avant de commencer à bouger.

2.Appliquez la méthode du G.R.E.C : Glace, repos, élévation et compression. En cas d’extrême douleur, vous pouvez utiliser des analgésiques non opioïdes : acétaminophène et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. (Consultez votre pharmacien ou médecin).  Pour les curieux, les Cannabinoïdes c’est un autre débat!

3.Mobilisez les régions saines de votre corps puis restez en mouvements sans excès pour ne pas trop utiliser l’énergie de votre organisme. Aucune mise en tension de la région blessée. Je répète, aucune mise en tension de la région blessée, incluant les étirements.

Durée : de 2 à 4 jours en moyenne.

Fibroplasie

But : C’est l’étape de formation de nouveaux tissu fibreux! Imaginez la première étape (inflammatoire) comme celle d’un gros nettoyage après la démolition de votre mur de briques et la deuxième comme la reconstruction de votre mur. On commence à empiler les briques les unes sur les autres tranquillement, mais rien n’est joué, le mur est encore très précaire.

Consignes :

1.On commence à mobiliser la région lésée de façon très progressive et selon votre tolérance. On travaille l’amplitude articulaire. Aucune mise en tension extrême. N’hésitez pas à solliciter vos filières énergétiques. Par exemple, si vous êtes blessés au haut du corps, vous pouvez solliciter vos filières avec une séance de vélo. Un bon ‘’cardio’’ favorise la récupération, il ne faut surtout pas le négliger.

2.Encore une fois, les étirements et la musculation sont proscrits avant un minimum de 2 semaines tout dépendant de la gravité de votre blessure. Certains exercices qui minimisent la tension musculaire peuvent cependant être prescrits, à voir avec votre thérapeute! Imaginez votre mur de brique en construction, il est encore  tout fragile et vous décidez de le tester en lui faisant subir des secousses. Je n’ai aucune expérience en maçonnerie, mais je pense que c’est loin d’être recommandé. C’est exactement le même principe avec votre fibre musculaire.

Le temps est votre meilleur allié!

Duré : Peut durer jusqu’à 5-6 semaines

Remodelage

But : Nettoyage check , Reconstruction check, il ne nous reste qu’à solidifier notre mur et le tour est joué. Le corps commence à réorganiser ses fibres musculaires. Les fibrilles de collagènes commencent à s’orienter. On retrouve une réorganisation des tissus cicatriciels, car on commence à mettre une tension sur la partie lésée.

Consignes :

1.Back on track! Retour progressif à vos activités et à la musculation. On commence à augmenter la tolérance mécanique des nouveaux tissus, il y a donc mise en tension.

2.Optez pour des exercices de mobilité et de proprioception suivi par des exercices de musculation plus complets. Entraînement en endurance pour débuter en se dirigeant vers la force/puissance. N’oubliez pas votre cardio, il est primordial dans le processus de récupération.

Duré : Peut durer jusqu’à 1 an

En terminant, il faut comprendre que tout dépendant de la gravité de votre blessure, les phases peuvent varier. N’hésitez pas à consulter un spécialiste qui saura vous évaluer et vous orienter de la bonne façon pour un retour au jeu ou à vos activités quotidiennes de manière optimale et sécuritaire. Évidemment, cet article n’est qu’un bref aperçu. Les modalités des blessures fréquentes, les protocoles de guérison et les trucs et astuces vont beaucoup plus loin. Consultez un professionnel de la santé pour en savoir davantage. Chez nous, le kinésiologue travail conjointement avec le/la médecin(e) sportif et le/la physiothérapeute afin d’optimiser son encadrement avec le client au niveau de l’entraînement et la réhabilitation.

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment.

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