L’ABC des blessures

Comprendre son état, sa problématique est la base afin de soumettre des solutions.

Gestion Santé K5S

Voici l’ABC de 6 blessures communes qui vous aidera à mieux les comprendre.

Crampe/contracture et spasme musculaire

Ce sont des contractions tétaniques douloureuses et involontaires d’un muscle apparaissant soudainement. Les deux premiers sont constants. La seule différence est que la contracture est d’une plus longue durée. La spasme survient de façon intermittente. Elles peuvent durer de quelques secondes à quelques heures et surviennent habituellement lors d’exercices violents.  Elles sont souvent causées par une déshydratation, une fatigue ou une compression vasculaire. Exemple, lors d’une course d’endurance ou à l’atterrissage d’un saut. Lorsqu’elles surviennent, il est mieux de cesser l’activité, s’hydrater, prendre de grandes inspirations/expirations, étirer le muscle touché et d’activer son opposé.  

Conseil : Boire de l’eau en tout temps et ne pas négliger l’étirement lors de vos entraînements.

Contusion

Il s’agit d’une lésion par un traumatisme direct sur le muscle. En d’autres mots, le fameux ‘’Charley horse’’. Elle survient lors des contacts sportifs, mais elle peut survenir lorsqu’on échappe un poids sur notre muscle au gym. On observe un hématome au niveau de la région touchée. Ne vous en faites pas, la masse ressentie est tout simplement la coagulation du sang. La sévérité dépend de la force de l’impact, du lieu ainsi que du degré de relaxation du muscle. Vous allez avoir une perte de mouvement actif et une douleur lors de la contraction. Ici, il est important de mettre de la glace pour l’effet analgésique et de la compression sur la région pour 2 à 3 jours. Il est important de ne pas mettre de la chaleur, car vous risquez ici de créer des complications telles qu’une myosite ossifiante (formation d’os dans le muscle). Pas le fun! Après 3 jours, une rééducation active sera de mise avec un professionnel de la santé.

Conseil: Évitez de laisser tomber les poids sur vous lors de vos séries (lol).

Sur une note plus sérieuse, lors du military press, par exemple, avec le retour des poids sur la cuisse.  Même si celle-ci fut pénible. Ne pas rester sédentaire et faire des exercices de faibles intensités. La marche est un bon début!

Élongation et claquage musculaire

Il s’agit ici d’une déchirure partielle ou totale des fibres musculaires. La différence se trouve au niveau de l’intensité de cette déchirure. L’élongation est plus souvent retrouvée dans les salles d’entraînement suite à une forte contraction dans une position étirée. Habituellement, dans la portion longue du muscle. Le claquage, tant qu’à lui, survient fréquemment lors d’activités sportives plus dynamiques tels que les sports avec changement de direction rapide et lors de grandes foulées. C’est une des blessures les plus courantes dans le milieu sportif. Comment le savoir? Vous allez ressentir une douleur très vive à l’étirement et lors de la contraction active. Le traitement sera la même que pour la contusion. La différence est si vous avez une déchirure complète, il sera mieux de ne pas appliquer de mise en charge. Mais rendu là, vous aurez vu le médecin et vous serez en béquille…

Ce type de blessure prends environ de 3 à 16 semaines de réhabilitation.

Conseil : Ne pas négliger l’échauffement en début de séance!

Entorse et luxation:

L’entorse est la même chose que l’élongation excepté que c’est le ligament qui est affecté. Elle survient lors d’un dépassement excessif de l’amplitude articulaire normale et lors d’un mouvement non contrôlé ou inattendu. Exemple ; le cas typique au gym est l’entorse lombaire lors d’un deadlift ou d’un squat. On voit aussi l’entorse de la cheville lors des sauts sur les ‘’box’’ et au niveau de l’épaule avec les mouvements au-dessus de la tête menant à une luxation de celle-ci. Cette dernière est beaucoup plus grave car elle crée non seulement la déchirure ligamentaire, potentiellement, mais aussi les autres tissus dans l’articulation tels que la bourse, la capsule et même parfois le cartilage.

Si vous avez cette blessure, vous allez sentir une douleur localisée lors du mouvement. Vous n’aurez pas nécessairement de la douleur lors de la contraction. Vous retrouverez aussi de l’oedème ainsi qu’une légère difformité à la région. Pour le traitement à la maison, il s’agira de mettre de la glace et une compression. Il sera aussi recommandé d’effectuer des contractions isométriques répétées pour limiter l’atrophie musculaire. Pour la luxation, il faudra voir un médecin ou autre professionnel de la santé pouvant replacer l’articulation en place. Ne pas faire cet acte par quelqu’un d’autre, car vous pourriez empirer la situation lors de son repositionnement.

Conseil : Qualité avant la quantité lors du mouvement. Ne pas progresser trop rapidement pour ajouter de la charge et ne pas être capable de la contrôler.

Bursite et tendinite

La première est une inflammation avec épanchement de liquide à l’intérieur de la bourse articulaire. La bourse a pour fonction de lubrifier l’articulation pour faciliter le glissement dans l’articulation. Elle est souvent secondaire à une tendinite. Cette dernière est une inflammation d’un tendon et est occasionnée par des changements dégénératifs suite à des efforts répétés affectant la vascularisation du tendon. Elle est très fréquente à l’entraînement. Le tendon commence à dégénérer dès l’âge de 25 à 30 ans. De plus, il est souvent comprimé par une mauvaise posture faisant en sorte que leur disposition au frottement augmente leur vulnérabilité. Il survient fréquemment lors de l’exécution de nouveaux mouvements mal exécutés et faits sans progression contrôlées.  Exemple, la reprise du ski ou du tennis après une pause de 8 mois ou faire toujours le même geste (effort répétitif) sans laisser suffisamment de temps aux tissus pour s’adapter à ce nouveau stress.

Conseil : Maitrise de la technique, progression dans le volume/ intensité et récupération

Courbature

Celle-ci est la plus commune et normale de toutes. Par contre, il est nécessaire de l’expliquer pour diminuer l’apparition des blessures illustrées plus haut. Il s’agit communément du terme ‘’racker’’. C’est une douleur lors de la contraction, de l’étirement ou de la palpation du muscle. Elle survient de 8 à 48h suite à un entraînement en résistance ou d’une activité sportive, mais non reliée à une blessure. Comme je l’ai dis, c’est un cycle normal. La raison pour laquelle je l’aborde dans cet article est qu’elle est souvent précurseur aux autres blessures mentionnées plus haut. C’est une blessure volontaire de la personne, car lors de l’entraînement, il y a création de micro-déchirures, un peu comme l’élongation ou la contusion sauf à plus petite échelle. Le problème est que la récupération n’est pas toujours respectée ce qui fait que le muscle ou le tendon sont fragilisés lors d’un régime d’entraînement intensif et à haute fréquence. C’est pour cette raison qu’on endommage le muscle et qu’on crée une fatigue précoce menant à des crampes, contusion, claquage, entorse et tendinite.

Conseil : Prendre du repos, faire des étirements et exercices légers pour faciliter la récupération et périodisez votre entraînement afin de diminuer votre risque de blessures tout en augmentant vos performances. 

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment.

Lekinésiologue  

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