Par : Médérick Phan, étudiant au baccalauréat en Kinésiologie

Gestion Santé K5S

Dans un mode de vie dirigé par le temps et le travail, la grande majorité de la population oublie l’importance d’être physiquement actif. La carrière professionnelle d’un individu est généralement la priorité et c’est tout à fait comprenable. Cependant, saviez-vous que l’activité physique possède, parmi ses nombreux bienfaits, la capacité d’augmenter votre performance au travail ? 

En effet, plusieurs recherches démontrent que l’activité physique améliore la santé mentale (Etnier, Drollette et al. 2019) et de ce fait même, augmenterait vos capacités cognitives lorsque vous travaillez. De plus, l’activité physique a la faculté de diminuer considérablement votre stress quotidien. C’est-à-dire qu’à long terme, l’activité physique active le système nerveux parasympathique (effet de relaxation), diminue la tension nerveuse, possède un effet anxiolytique (relaxant) et procure un effet antidépresseur (énergisant) (Poirel, 2017). 

Ceci étant dit, l’activité physique est aussi le moyen le plus abordable dans la prévention des nombreuses maladies. Par exemple, s’entraîner améliore le syndrome métabolique (Earnest, 2014), qui quant à lui, est une condition dans laquelle un individu serait à risque de développer plusieurs maladies comme le diabète de type II ou bien des maladies coronariennes (maladies du coeur). Le syndrome métabolique est la cause de plusieurs facteurs de risques comme l’obésité abdominale, un niveau élevé de triglycérides, un cholestérol LDL élevé versus un cholestérol HDL plutôt bas, l’hypertension ainsi qu’une résistance à l’insuline. (Lackie, 2010). Cependant, grâce à l’activité physique, ces facteurs de risques sont tous modifiables. C’est-à-dire que s’entraîner combat le diabète de type II (sanz, 2010) en améliorant le métabolisme glucidique, soit un meilleur transport et une meilleure utilisation des glucides dans le corps (André, 2013). De plus, l’activité physique contrôle l’hypertension (Fagard, 2001) ainsi que certaines maladies coronariennes, soit des maladies reliées au coeur.

 Cependant, comme il a été mentionné plus haut, la principale cause d’un manque d’activité physique est le manque de temps. Saviez-vous que, si l’intensité est bien proportionnée, seul un 20 minutes d’activité intense augmente votre endurance ainsi que votre capacité à produire de l’énergie (MacInnis, 2016) ? Donc, un simple 20 minutes possède énormément de bienfaits. Ceci étant dit, grâces aux multiples bienfaits mentionnées ci-dessus, de plus en plus d’entreprises  offrent à leurs employés un encadrement en activité physique sur les heures du midi. En effet, certaines entreprises offrent la possibilité aux travailleurs d’aller courir sous la supervision d’un kinésiologue, de s’entraîner en salle avec d’autres employés. Les entreprises vont même jusqu’à payer quelques formations en nutrition afin de s’assurer de la santé complète de ses travailleurs.

            En somme, l’activité physique est primordiale et il faut se donner le temps d’apprivoiser notre santé afin de bien performer autant dans notre vie professionnelle que dans notre vie quotidienne.

Le Kinésiologue

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment

Bibliographie

André, P., Six, M., Grison, C., & Metron, D. (2013). Intérêt d’une activité physique adaptée pour la correction des facteurs de risque cardiovasculaire chez le sujet coronarien. Kinésithérapie, La Revue, 13(135), 23-28. doi:10.1016/j.kine.2012.12.070

 

Earnest, C. P., Johannsen, N. M., Swift, D. L., Gillison, F. B., Mikus, C. R., Lucia, A., … Church, T. S. (2014). Aerobic and strength training in concomitant metabolic syndrome and type 2 diabetes. Medicine and science in sports and exercise, 46(7), 1293–1301. doi:10.1249/MSS.0000000000000242

 

Etnier, J. L., et al. (2019). “Physical activity and cognition: A narrative review of the evidence for older adults.” Psychology of Sport and Exercise 42: 156-166.

 

Fagard, R. H. (2001). Exercise characteristics and the blood pressure response to dynamic physical training. Medicine and Science in Sports and Exercise,33(Supplement). doi:10.1097/00005768-200106001-00018

 

Lackie, J. (2010). metabolic syndrome. In  (Ed.), A Dictionary of Biomedicine. : Oxford University Press,. Retrieved,May.2019,fromhttps://www-oxfordreference-com.proxy.bibliotheques.uqam.ca/view/10.1093/acref/9780199549351.001.0001/acref-9780199549351-e-5930.

 

MacInnis, M. J., & Gibala, M. J. (2016). Physiological adaptations to interval training and the role of exercise intensity. The Journal of physiology, 595(9), 2915–2930. doi:10.1113/JP273196

 

Poirel, E. (2017). Bienfaits psychologiques de l’activité physique pour la santé mentale optimale. Santé mentale au Québec, 42(1), 147–164. https://doi-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca/10.7202/1040248ar

 

Sanz, C., Gautier, J., & Hanaire, H. (2010). Physical exercise for the prevention and treatment of type 2 diabetes. Diabetes & Metabolism, 36(5), 346-351. doi:10.1016/j.diabet.2010.06.001

 

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