Le système nerveux autonome

Par Médérick Phan, finissant au baccalauréat en kinésiologie

Gestion Santé K5S

Contrôlez-vous chaque respiration que vous faites dans une journée ? Non ? Et bien c’est normal puisqu’une partie de votre système nerveux s’occupe lui-même de cette fonction et ce, sans que vous vous en rendiez compte.  Le système nerveux est très complexe. Brièvement, il se divise en 2 systèmes: central et périphérique. Le système périphérique se divise lui aussi en deux sous-système: somatique et autonome. Le système autonome, quant à lui, fonctionne sans votre conscience. C’est-à-dire que sans que vous contrôliez quoi que ce soit, il s’occupe de plusieurs fonctions vitales comme  faire battre votre coeur ou simplement respirer, par exemple (Lebouef, 2019). Le système autonome est aussi divisé en deux: sympathique et parasympathique. Le système sympathique est comparable à votre mode “survie” (fight or flight en anglais) tandis que le système parasympathique est votre mode “relaxe” (rest and digest en anglais). Tous les deux possèdent chacun leurs qualités et leurs défauts. 

D’une part, le système sympathique s’occupe de vous rendre plus alerte et prêt à affronter un obstacle quelconque. Par exemple, imaginez-vous au gym, en train de vouloir lever la charge la plus lourde possible. Votre système autonome se met en mode “survie”. Votre coeur va commencer à battre de plus en plus vite, vos vaisseaux sanguins vont se dilater pour acheminer le plus de sang possible aux muscles actifs, votre métabolisme énergétique va augmenter en augmentant les substrats en circulation dans vos vaisseaux sanguins.  De plus, certaines de vos autres fonctions, comme la digestion, par exemple, seront inhibées (Lebouef, 2019).

Donc, une fois mentalement prêt, vous agrippez la barre et vous soulevez cette immense charge du sol! Aussi génial que ça peut être, le système sympathique est pas toujours agréable. Dans une situation de stress chronique, le système sympathique peut être continuellement activé. Ceci peut mener à une activation du système immunitaire qui, quant à lui, répond par une réaction inflammatoire. Cette inflammation a été souvent observée dans des cas de dépression (Won, 2016). Il faut donc, dans la plus grande mesure du possible, tenter de réduire ses sources de stress puisqu’il peut nuire au bon fonctionnement de notre système sympathique.

D’autre part, le système parasympathique est plus zen, plus tranquille. Dans ce mode-là, la vie est belle. Par exemple, quand vous étiez en vacance cet été, sur le bord de la piscine, en train de siroter votre boisson préférée et de travailler sur votre bronzage, votre système autonome s’est mis en mode “relaxe”. Votre coeur va battre lentement, votre système immunitaire va augmenter ses activités et vous trouverez votre amoureux(se) très séduisant(e). Ceci étant dit, nous avons un certain contrôle sur ce système et c’est très utile ! Le système parasympathique peut être activé, ou du moins, favorisé lors de respirations lentes. Le simple fait de porter son attention sur une respiration lente activerait votre système parasympathique puisqu’on constate une diminution de la fréquence cardiaque (Zaccaro, 2018). En d’autres mots, le système parasympathique “défait” ce que le système sympathique fait, c’est des actions antagonistes, comme un mode récupérateur versus stresseur, une digestion optimale et un meilleur sommeil. L’idée proposée est qu’en activant le système parasympathique, on pourrait donc contrer certains effets néfastes du stress !

En conclusion, l’article de ce soir était une présentation globale et non exhaustive de certaines fonctions du système nerveux autonome. Ceci étant dit, la semaine prochaine, la partie 2 de cet article portera sur l’aspect pratique de ces systèmes ! Nous verrons comment tout cela fonctionne lorsqu’on s’entraîne et comment la gestion du stress devient un pilier fondamental pour atteindre ses objectifs ! 

 

Bonne relaxation. 

Bougez bien, bougez mieux bougez intelligemment

Le Kinésiologue

 

Bibliographie:

LeBouef T, Whited L. Physiology, Autonomic Nervous System. [Updated 2019 Feb 12]. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2019 Jan-. Available from: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK538516/

Won, E., & Kim, Y. K. (2016). Stress, the Autonomic Nervous System, and the Immune-kynurenine Pathway in the Etiology of Depression. Current neuropharmacology, 14(7), 665–673. doi:10.2174/1570159X14666151208113006

Zaccaro, Andrea et al. “How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing.” Frontiers in human neuroscience vol. 12 353. 7 Sep. 2018, doi:10.3389/fnhum.2018.00353

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