Dopages sportifs, une nécessité malgré eux? Partie 2

L’image du sport est-elle entrain de perdre une portion de sa notoriété sur le plan social? Bouger pour les bonnes raisons!

Gestion Santé K5S

La semaine dernière, nous avons parlé de la problématique de dopage en gardant notre discours très neutre. Nous avons abordé plus en détails le volet moral à cette calamité qu’est le dopage.

Les solutions peuvent sembler faciles, mais quand il est question de profit, c’est souvent l’argent qui prône la moralité. Avec tous les avancements technologiques, quelles sont les solutions qui s’offrent à nous? Il sera de plus en plus complexe de contrôler les individus. L’innovation c’est merveilleux, mais parfois elle peut être employée de la mauvaise façon.

Une problématique inévitable selon 2 scénario

La problématique ne peut que dégénérer. Les compagnies pharmaceutiques et les avancements scientifiques dans la modification du génome humain outrepasseront les méthodes de détections. L’état, en réaction à l’augmentation au dopage génétique, révisera son code éthique et essaiera de conserver un équilibre dans la compétition sportive.

Dans notre premier scénario, nous estimons que l’image du sport perdra une portion de sa notoriété dans son environnement social. En effet, le taux de croissance de l’utilisation des produits dopants poursuivra son augmentation. De plus en plus d’athlètes compétitionneront “illégalement”, mais seulement un faible pourcentage de ces derniers seront accusés et responsabilisés de leurs agissements. Les fédérations et les autres acteurs du développement des athlètes ne seront toujours pas imputés de la faute. Ils n’auront alors qu’à faire amende honorable et recommencer plus discrètement avec un autre espoir. Le cercle vicieux prendra de l’ampleur en raison des étapes de contrôles déphasées de la réalité. Avec le temps, le contexte social deviendra la plus grande problématique. La valeur d’un exploit sportif se perdra en proportion égale avec l’augmentation du doute de la société vis-à-vis le dopage de l’athlète. Le négativisme social augmentera et certaines compétitions verront leur chiffre d’affaires s’amincir. Les manchettes sportives seront axées sur les éclaboussures de l’écosystème. Les problématiques de santé liées à la consommation de produits dopants rattraperont les athlètes les ayant utilisés lors leur carrière. Les médias récupéreront toutes ses informations avant de les retransmettre au grand public. De manière organique, sur un long terme, l’attention sociale transitera vers les sports démontrant, sans l’ombre d’un doute, la performance d’athlètes dits naturels.  Certaines disciplines sportives telles que le cyclisme, l’haltérophilie et l’athlétisme verront leur subvention et l’encouragement social diminué à leur endroit. Pareillement, certains pays (pensons à la Russie et les pays norvégiens pour ne nommer que ces derniers) subiront les mêmes foudres sociales. L’ensemble de ces répercussions viendra moduler la découverte et le développement sportif chez les enfants. Les parents percevront certains sports et fédérations comme potentiellement néfastes au développement équilibré de leur progéniture. Présentement, le même contexte ralentit le développement du football en raison de la campagne médiatique axée sur les commotions cérébrales et le manque flagrant de suivi, de la part des fédérations, chez les athlètes commotionnés.

Notre deuxième scénario est plus optimiste, mais, aussi réaliste qu’il puisse l’être. Il demeure marginalisé comparativement au premier. Considérant que le gouvernement est proactif dans son approche et qu’il établit un plan stratégique impactant les fondements de la problématique, nous pourrions enrayer graduellement le dopage chez les sportifs. L’aspect temporel de ce scénario demeure la pierre angulaire de la réussite. En effet, le gouvernement se doit de renverser la vapeur avant que le dopage devienne “une tendance” de par l’accès facilité aux produits dopants et à une culture sportive acceptant le comportement. Nous considérons, à l’heure actuelle, que certaines mesures se doivent d’être amorcées afin de pouvoir seulement avoir un potentiel de réussite. Certains évènements mondiaux laissent présager que le dopage devient de plus en plus populaire et qu’il semble prendre de l’ampleur dans la relève sportive. Ceci étant dit, il est possible qu’avec les bons outils, le gouvernement puisse conscientiser et éduquer la population.

Solutions/idées

Les solutions collectives sont présentes. La difficulté n’est pas de les identifier, mais de les appliquer. Avant de seulement penser à proposer une amélioration collective impactante pour le mieux, il faut savoir démontrer un retour sur l’investissement alléchant pour chacun des acteurs. Ceci étant dit, deux types d’actions collectives nous apparaissent comme les plus plausibles et réalistes. La première implique les fédérations, le gouvernement et les écoles secondaires. Nous suggérons que le gouvernement investisse des fonds dans la pédagogie de la lutte antidopage. L’objectif est d’aller conscientiser les jeunes (futurs) athlètes et démystifier les côtés néfastes de la consommation de produits dopants. Par la suite, en émettant des sanctions punitives généralisées à l’ensemble des acteurs impliqués dans un cas de dopage (c.-à-d. fédération et entraîneurs), le gouvernement favoriserait la dénonciation et encouragerait la performance sportive sans aller au détriment de la santé de l’athlète dans le futur. Il faudrait alors mettre l’emphase sur l’objectif de garder le plus longtemps possible les athlètes dans le milieu sportif, en meilleure santé et sans compromettre leur après carrière sportive. D’un point de vue purement économique, la dernière mission rejoint l’ensemble des acteurs.

Afin de solutionner une partie de ce problème, nous avons pensé faire deux recommandations. La première serait  de créer deux catégories à l’intérieur même de la fédération regroupant respectivement les athlètes naturels et ceux dopés. De cette façon, nous limitons toute ambiguïté sur la question. Puis, nous évitons le dilemme éthique sur le fait qu’il y a des athlètes qui désirent utiliser ces substances pour tester leur corps à un niveau optimal.  Nous avons déjà vu cette stratégie utilisée dans les compétitions de ‘’Bodybuilding’’ et du ‘’Powerlifting’’, car on retrouvait cette problématique chez plusieurs athlètes. Depuis, un observe un sport plus sain sans dénaturer la discipline. Notre deuxième recommandation serait d’intégrer une collaboration entre les fédérations pour partager les ressources afin de développer en partenariat l’innovation pour faire bénéficier les athlètes. Il s’agirait de diminuer le niveau de compétition entre les fédérations pour ainsi obtenir un niveau de coopétition chez les acteurs. On considérait réellement une optique de développement à long terme au lieu du court terme en surspécialisant les jeunes à bas âges.   Il s’agirait plutôt d’optimiser les ressources en les investissant sur les préparateurs physique et mental ainsi que des nutritionnistes pour obtenir le même effet physiologique, mais de façon naturelle. Toutefois, ces recommandations nécessitent une collaboration entre les acteurs pour atteindre l’objectif souhaité. Il vaut mieux d’être perdant individuellement au départ, mais gagnant collectivement sur le long terme.

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment

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