Bouge pour éviter les blessures

«Une sphère importante de l’évaluation n’est pas d’observer si la personne est capable de bouger du point A au point B, mais plutôt, comment elle exécute la tâche»

Gestion Santé K5S

L’être humain est constamment en adaptation avec l’environnement ou envers lui-même.  La preuve est que vous êtes capables de bouger même si vous avez des douleurs ou une incapacité à utiliser efficacement certains muscles.

En effet, on développe souvent une stratégie différente pour atteindre un mouvement désiré, mais notre corps aura une capacité d’adaptation limitée.

Ça vous dit rien?

Par exemple, vous avez de la difficulté à sentir vos fessiers lorsque vous vous penchez ou faites un deadlift. Il y a de bonnes chances que vos ischio-jambiers et vos muscles lombaires compensent pour votre manque d’implication du fessier.

D’ailleurs, cette problématique est assez commune dans les gym…

‘’Je suis tellement raqué dans le dos après mon deadlift d’hier’’

‘’Ah oui, pas les fesses et les ischios?’’

‘’Le deadlift c’est pour le dos, non?’’

C’est un processus logique, mais qui peut mener éventuellement à une blessure de surutilisation. Imaginez le nombre d’heures actives par les sportifs ou les emplois plus physiques lors d’une semaine typique.

C’est en partie eux qui devraient se faire traiter à titre préventif pour limiter les dégâts possibles. On ne se le cachera pas, mais la fatigue, les raideurs et les faiblesses musculaires accentueront la probabilité qu’elles surviennent.

Aujourd’hui, nous allons traiter seulement des facteurs intrinsèques qui mènent à l’apparition de la douleur. Habituellement, les blessures de surutilisations proviennent d’une blessure antérieure mal guérie, d’un débalancement musculaire, d’une instabilité articulaire et d’un manque de mobilité.

C’est pour cette raison que la région que vous sentez douloureuse n’est souvent pas la problématique en soi, mais bien la victime.

Il s’agit d’une compensation créée par une autre région du corps afin de diminuer le stress physique sur le réel problème.

Il faudra donc déterminer les failles biomécaniques qui peuvent causer cette surcharge sur le tissu lésé.  Bref, si on traite la composante mécanique et non seulement la région douloureuse, on augmente considérablement les chances de succès.

Petit message important ici! Il est à comprendre que la majorité des blessures vécues dans notre vie sont habituellement du type ‘’surcharge et surutilisation’’.

Donc si votre prochain traitement se fait entièrement sur la région douloureuse, il y a des chances qu’on ‘’patch’’ la douleur plutôt que de régler la cause principale. C’est pourquoi le fait d’améliorer la mécanique du corps aura pour effet de diminuer le stress sur les structures douloureuses.

Du coup, la douleur s’atténuera d’elle-même.

 

La mouvement qui traite la douleur, pas mal non ?

Ça tombe bien, le Kinésiologue est très bon dans ce domaine lorsqu’il est temps de restaurer une bonne mécanique et un patron moteur efficient à l’aide d’exercices d’activation et de mobilité.

Il est encore meilleur lorsqu’il y a un travail d’équipe effectué avec un autre professionnel de la santé tel le physiothérapeute/thérapeute du sport, l’ostéopathe ou un médecin sportif.

Comme vous l’avez surement compris, une sphère importante de l’évaluation n’est pas d’observer si la personne est capable de bouger du point A au point B, mais plutôt comment elle exécute la tâche.

Jusqu’à maintenant, nous avons discuté de patrons moteurs et de façon de bouger, mais ça veut dire quoi pour la personne qui ne veut pas se blesser?

Que pouvons-nous faire pour ne pas arriver là?

Contrôle moteur

C’est un aspect très important pour limiter les blessures de surutilisation, mais aussi pour améliorer les performances physiques.

Le contrôle moteur (qualité d’une action motrice) permet de déceler s’il y a création d’une surcharge sur une région en particulier, mais aussi de limiter la perte de force musculaire pouvant être produite. Pour ce qui est de la rééducation ou de l’entrainement, il sera nécessaire de ne jamais faire progresser un exercice si le contrôle moteur n’est pas adéquat.

C’est un problème retrouvé chez les coureurs et dans plusieurs exercices au gym. Avant toute progression, soyez sûrs d’être complètement en contrôle lors de la contraction concentrique (raccourcissement) et excentrique (allongement) sans compensation du mouvement.

Renforcement

Cette étape est très importante pour rebalancer les structures du corps. En partie les muscles faibles qui auront été notés lors de l’évaluation préalablement faite.

Une diminution de la mobilité à une articulation peut être en partie causée par un manque de force musculaire. Il s’agit ici d’un mécanisme de défense du corps pour augmenter la stabilité articulaire de manière à diminuer le risque de luxation.

Si on note une diminution de force due à une douleur lors de la contraction d’un muscle, il sera nécessaire d’utiliser une approche d’un traitement antalgique plutôt qu’un renforcement de la région. En effet, la douleur est un inhibiteur direct de la production de force pouvant être généré par un muscle.

*Traitement antalgique : traitement contre la douleur de toutes natures (pharmaceutique, thérapie manuelle, etc)

‘’No Pain, No Gain’’ ?

Maintenant, à l’étape du renforcement, il faudra mettre votre égo de côté et jauger l’intensité des charges utilisées afin  de préserver une bonne technique d’exécution du geste. Dans le cas ou vous êtes incapables de maintenir une bonne gestuelle, il sera proscrit d’ajouter de la charge et ce, même si ce n’est pas forçant.  

Visez la qualité et non la quantité!

En sommes, on peut se poser une question.

Comment savoir exactement si notre qualité de mouvement est optimale?

Il suffit d’observer si ce sont les bonnes articulations et les bons muscles qui sont impliqués lors du mouvement désiré. Par conséquent, on limite le risque de blessures potentielles.

Bougez bien, bougez mieux, bougez intelligemment !   

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